Ecrire une histoire d’horreur/thriller

Introduction :

Bonjours à tous ! Aujourd’hui on va parler d’un genre littéraire bien connu : l’horreur. L’instant où vous entendez ce mot, vos pensées vont directement aux monstres, vampires, loups garous etc. Bref, tout ce qui est surnaturel. Or, après avoir lu cet article, vous saurez que l’horreur ne dépend pas vraiment du surnaturel, et peut-être allez vous avoir l’envie d’en écrire ? Sans plus attendre, entrons dans le vif du sujet !

L’ingrédient principal : La peur :

La peur est une sensation que n’importe quel être vivant, que ce soit les animaux, volatils, humains, et même les prédateurs, ressentent, et qui donne une envie irrésistible de fuir. Considérez-le comme une alarme en cas de détection d’une menace. Je vous donne un exemple, vous êtes au beau milieu des bois, près d’un feu de camp. Personne ne voudrai quitter le rayon lumineux du feu. Qui sait ce qui se cache dans ces ténèbres ? Un tigre, une personne avec des envies malsaines, rien que d’y penser ça donne la chaire de poule, non ? Nous, les êtres humains, on a peur de l’obscurité. On est  »programmés » ainsi, car on a peur des choses qu’on ignore. On peut donc parler de 2 sortes de peurs :

  • PEUR DU CHANGEMENT : Qui est liée à tous ce qui a un rapport avec notre santé. Comme par exemple, en cas d’attaque.
  • PEUR DU NON CHANGEMENT : Généralement liée à des traumatismes ou à des expériences passées. Autrement dit, des phobies. Si celle-ci est souvent présente dans les œuvres d’horreur psychologiques, elle est la plupart du temps présentée sous forme de métaphore. L’exemple le plus appropriée est le film Mr Babadook, où le monstre n’est qu’une métaphore de la peur nocturne. Un autre exemple est la célèbre citation de Sartre : l’autre est l’enfer.

L’horreur dans les films :

Il faut dire que la vision de l’horreur a changé au fil du temps, et reste subjective. Savez-vous que Godzilla et King Kong étaient considérés comme des films du genre ? Et bien maintenant ils sont classés en tant que films de science-fiction. Personnellement, si on me demandait quels sont les films qui m’ont le plus marqué, je dirais The Conjuring, Sinister, et Mr Babadook. Tous les trois ont un thème en commun : le paranormal.

Les conditions du 7e art favorisent la réalisation de ces films, on peut donc ajouter des effets sonores et visuels pour des combos de terreur ! En plus, l’effet jumpscare est une caractéristique unique au cinéma.

L’horreur dans les romans :

Tout le monde doit connaitre ou au moins avoir entendu parler de Stephen King. Je pense que c’est le meilleur en matière de faire peur dans ses romans. Pour les romans, faire peur aux lecteurs se verra être bien plus difficile que dans les films, avec l’handicap de l’absence des effets spéciaux. Dans ce cas, on va devoir choisir intelligemment les focalisations. Comme dit précédemment, moins on sait, plus c’est flippant. Il faut donc éviter la focalisation zéro, où le narrateur sait tout sur tout, et est sur tous les endroits en même temps. Reste à savoir si on doit choisir la focalisation interne ou externe. La première consiste à décrire ce que le personnage principal voit, le narrateur est le personnage, et on découvre son monde à ses cotés. Le deuxième par contre, ne donne presque aucune information. Le narrateur est comme une sorte de camera, et ne décrit que ce qui est apparent. De plus, il faut savoir que donner beaucoup d’informations est mauvais, mais encore ne rien donner c’est pire, ça fera fuir les lecteurs. De plus, la peur est un sentiment interne, que la focalisation interne est en mesure de nous procurer. Cette dernière est donc le meilleur choix. De plus, à l’écriture, la description est une arme destructrice, qui a besoin d’être manipulée intelligemment. Beaucoup de lecteurs se plaints d’être ennuyé de devoir à chaque fois couper le rythme de la narration pour des détails inutiles. Prudence donc.

L’horreur dans les mangas/BD :

Un thème plutôt rare, contrairement au deux domaines précédents. Ici, l’horreur est souvent un sous-genre. Walking Dead par exemple, est plus une BD d’action que d’horreur à mon gout. Le manga Another par contre (oui, l’image provient de l’anime, mais y a aussi la version manga), est un bon exemple d’une histoire d’horreur. Si dans les films, on a besoin des effets visuels, la BD n’est pas très loin; là, les angles de vues et les onomatopées jouent un rôle crucial pour provoquer le malaise. Observez l’image ci-dessous :

Ici, on a un angle de vue rapproché, on voit clairement l’expression terrorisée du personnage (Je veux pas être à sa place…), la sueur, ses sourcils, les  »traits » expriment le tremblement, sans oublier les onomatopées. Plus grandes sont celles-ci, plus fort est l’effet produit. C’est aussi simple que ça.

Notes :

  • Sachez que vous pouvez utiliser des scènes violentes, mais en abuser rétrogradera votre oeuvre à un thriller.
  • Ne mélangez pas trop de monstres dans une même oeuvre, au risque de faire fuir votre lecteur en disant qu’il assistait plus à un carnaval qu’à une histoire d’horreur.
  • Finir avec une fin inattendue et ouverte laissera votre lecteur en cas de choc, et donc sera comme le coup de grâce pour votre oeuvre !
  • L’horreur est aussi une histoire comme les autres, sa qualité proviendra de l’histoire en elle-même et non sur les outils utilises. Pour cela, lisez l’article  »écrire un scénario de A à Z ».

 

Merci d’avoir lu l’article jusqu’au bout ! J’espère que ça vous aura plu !

A propos Yoyo99

Jeune dessinateur paresseux mais qui fait son maximum quand il se met au travail !

2 commentaires

  1. Super l’article ! Un bon petit résumé, ça donne envie de se lancer dans une histoire !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*